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L’association Marina Tsvetaeva perpétue l’oeuvre de la poétesse

L’association Marina Tsvetaeva perpétue l’oeuvre de la poétesse

L’association “Marina Tsvetaeva – Étoiles averses” fait rayonner l’univers de la grande poétesse russe depuis Vanves

 

C’est à côté de Paris que l’association développe son activité depuis sa création en 2017.  D’ailleurs, elle est basée dans l’appartement même où vécut la poétesse, rue Jean-Baptiste Potin à Vanves.

En 2010 et 2018, l’auteure a été particulièrement à l’honneur dans cette ville des Hauts-de-Seine. Plusieurs événements culturels y ont été organisés par la municipalité et l’association.

Marina Tsvetaïeva en 1925, photographie de Pierre Choumoff (Pyotr Ivanovich Shumov -1872-1936)
Brochure publiée par la Ville de Vanves pour l'exposition "Marina Tsvetaeva (1892-1941) une grande poétesse russe à Vanves", en septembre 2010
Brochure Marina Tsvetaeva à Vanves - sa maison

Un hommage local mérité

En effet, Marina Tsvetaeva (Moscou, 1892 – Ielabouga, 1941) fait partie du patrimoine vanvéen car elle vécu dans la commune entre 1934 et 1938, au 33/65 rue Jean-Baptiste Potin. Elle y écrit une partie de son oeuvre dans des genres différents : de la poésie (par exemple le poème “La Maison”), de la prose et de la correspondance.

L’association Marina Tsvetaeva – Étoiles averses est présidée par Florent Delporte. Après avoir appris que Marina Tsvetaeva avait vécu dans son appartement, son engouement pour elle s’est développé. Depuis, il anime un groupe de bénévoles passionnés qui font rayonner la vie et l’univers de la poétesse.

 

” Chaque fenêtre – un regard,

Et dans toutes – une personne !

Le fronton dans la glaise

Chaque fenêtre – une icône

Chaque regard – une fenêtre,

Les visages, des ruines,

Les arènes de l’histoire,

Marronniers du passé

Moi j’y chante et j’y vis. “

 

La Maison, 1935

poème traduit par Véronique Lossky

 

Marina Tsvetaeva

 

L’appui de Vanves

L’association bénéficie du soutien de la Ville de Vanves qui (co-) organise aussi plusieurs manifestations culturelles au niveau local. Par exemple, la pièce de théâtre ” Marina Tsvetaeva : Paris-Moscou – aller-retour “, jouée les 12 et 13 mai 2018.  La municipalité a aussi été à l’initiative de la publication en 2010 de “La Maison de Vanves” aux Editions du Cerf, recueil de poèmes indédits de Marina Tsvetaeva.

Ce double engagement donne une remarquable mise en valeur de l’oeuvre de Marina Tsvetaeva. Mais le principal mérite en revient aux bénévoles.

 

Des amoureux de poésie et de culture russe

En effet, les membres et sympathisants de l’association débordent d’énergie. Ils sont très actifs et donnent régulièrement des nouvelles sur la page de leur groupe Facebook. Un grand cercle de connaisseurs et de lettrés y interagit. Cependant, l’association cherche à toucher un public plus large et ainsi mieux faire rayonner la pensée de la poétesse.

 

Des événements de qualité

Ainsi, l’association réalise de nombreux évènements de qualité, avec même une portée internationale :  des lectures en musique de poèmes, visites de sites culturels, rencontres littéraires, expositions, théâtre, colloques, conférences…

D’ailleurs, elle a animé 12 soirées poétiques entre septembre 2018 et juin 2019 dans chez Florent Delporte. Et déjà 4 depuis le mois de septembre dernier. Ces soirées locales autour de l’univers de Marina Tsvetaeva regroupent une trentaine de personnes à chaque fois. Des personnalités du monde culturel russe y participent. Cela a été le cas avec la venue d’Alexandre Borisovich Jourbine (Alexander Borisovich ZhurbinАлекса́ндр Бори́сович Журби́н), célèbre compositeur.

Au delà de Vanves, l’association anime aussi d’autres activités culturelles : ainsi elle organise une dizaine de rencontres par an dans des librairies, médiathèques et établissements scolaires.

 

Journée à Vanves en commémoration du 125e anniversaire de Marina Tsvetaeva, le 3 juin 2018. Vidéo publiée sur Youtube par le Théâtre Populaire Ivanna Nechay qui a participé à cet évènement culturel

Sur les traces de la poétesse

La poétesse fuit la Révolution bolchévique russe en 1922 après son mari qu’elle retrouve à Berlin. Ils s’installent d’abord en Tchecoslovaquie puis trouvent refuge en France. Ils vivent à Paris puis Clamart, Vanves et Meudon.

Marina Tsvetaeva séjourne aussi plusieurs mois à Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée) en 1926 et à Moret-sur-Loing (Ile-de-France) en 1936 . Autant de lieux où elle a laissé son empreinte et où son souvenir est entretenu. Ainsi, à Moret-sur-Loing, la médiathèque porte son nom. A Saint-Gilles-Croix-de-Vie, une superbe statue la représente.

 

Un univers profond

Mais la vie et l’oeuvre de la poétesse restent peu ou pas connues du grand public. Déjà parce que la poésie est un style littéraire à part. Mais surtout parce que la profondeur de la pensée de Marina Tsvetaeva demande de s’y plonger. En effet, son oeuvre semble mystérieuse au premier abord et est souvent difficile à déchiffrer pour des lecteurs non avertis. Aussi, il est nécessaire de connaître l’histoire de la poétesse pour comprendre ses textes.

Dans cet article j’ai choisi de ne parler que de l’activité de l’association vanvéenne et de la mise en valeur de l’oeuvre de la poétesse au niveau local. Comme je connais trop peu son oeuvre, je préfère ne pas en parler maintenant dans mon blog. Même si mon intérêt est grand, il me faudra m’imprégner de sa poésie avant.

A son arrivée à Paris, Marina Tsvetaeva a été bien accueillie par le milieu intellectuel et la communauté russe émigrée. Mais au fil du temps, elle est devenue incomprise et même rejettée. Alors seuls quelques amis lettrés et artistes ont continué à la soutenir. A son retour dans son pays natal, son isolement a empiré jusqu’à son suicide en 1941.

 

De mes vers, écrits si tôt

Que je ne me savais pas poète,

Jaillis comme l’eau des fontaines,

Comme le feu des fusées,

 

S’engouffrant comme des diablotins

Dans le sanctuaire plein de rêves et d’encens,

De mes vers de jeunesse et de mort

– De mes vers jamais lus ! –

 

Jetés dans la poussière des librairies

(Où personne n’en veut ni n’en a voulu),

De mes vers, comme des vins précieux,

Viendra le tour.

 

Koktebel, mai 1913

Marina Tsvetaeva

Aujourd’hui le vent à tourné : son talent est reconnu dans les milieux littéraires et son oeuvre est célébrée au niveau mondial. C’est certainement en Russie où le souvenir de Marina Tsvetaeva est le plus vivace mais la France n’est pas en reste comme nous le voyons à Vanves et ailleurs. Il suffit de faire une recherche sur Google Actualités en Russie ou en France.

Des pistes pour l’avenir

Voici quelques suggestions pour améliorer la diffusion du message et du souvenir de l’auteure russe. Certaines améliorations sont peut-être déjà en projet du côté de l’association ou de la municipalité vanvéenne.

 

Une meilleure signalétique

Une signalétique patrimoniale plus attractive serait la bienvenue. Plusieurs villes “tsvetaeviennes” en ont réalisé. La municipalité de Vanves pourrait s’en inspirer. Ainsi à Meudon, Moret-Loing-et-Orvanne, comme à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, des panneaux patrimoniaux donnent une biographie courte de la poétesse avec sa photo.

Vanves possède une sculpture représentant la poétesse. C’est un buste, oeuvre de l’artiste russe Andrei Tyrtyshnikov. Il est installé dans l’Hôtel de Ville mais donc peu accessible de l’ensemble des habitants et des visiteurs de la commune. Je pense qu’il serait mieux au Parc Pic avec un panneau d’information.

Des représentations picturales

En plus de photos, il serait bien de faire appel à des artistes pour représenter la poétesse et son univers sur des supports urbains extérieurs. Par exemple sur le mur d’un bâtiment public l’ancienne maison de l’auteure. Dans le style de l’oeuvre de Vladimir Koupstov ci-dessous, ou pourquoi pas en mode street art. En tous cas de la part d’un artiste qui saisisse l’esprit de la poétesse.

Elargir l’audience sur Internet

Il existe plusieurs types de lectorat sur le web** et le comportement des Internautes évolue. Or l’association communique seulement sur Facebook.

  • Pour susciter l’intérêt des jeunes (pré) ados et jeunes adultes (18/35 ans)
    • ouvrir une chaîne Youtube. Avec les vidéos tournées lors des manifestations culturelles, il y a largement de la matière
    • le compte Instagram existe mais il est inactif depuis plusieurs mois. Il faut l’alimenter sinon le fermer pour ne pas laisser une impression de vide
    • à terme communiquer sur Spapchat qui le lectorat le plus jeune
  • Pour accueillir un lectorat plus classique et institutionnel : avoir un site web
  • Pour interagir avec les milieux professionnels, les médias et les fans d’actu rapide : publier sur Twitter
  • Pour mettre en valeur des documents visuels (photos, dessins, et même des extraits courts de textes) : publier sur Pinterest (par exemple la collection Pinterest de Domy Gazel sur Marina Tsvetaeva ci-dessous). En plus du compte Instagram qui reste à développer.

Bien sûr il faudrait que l’association puisse y consacrer les moyens nécessaires. Or elle est déjà très occupée avec ses manifestations culturelles et l’animation de sa page Facebook. Alors, cela sera peut-être pour plus tard, en fonction se son développement.

La collection Pinterest de Domy Gazel sur Marina Tsvetaeva

Des projets

L’association et la commune de Vanves ont des projets éditoriaux et artistiques.  J’ai entendu parler de l’édition d’un ouvrage pour la jeunesse, d’une scénographie au sein d’un centre culturel, d’une peinture, d’un parcours patrimonial. Ils sont envisagés à moyen ou long terme et se feront ou pas, en fonction des moyens alors disponibles et d’éventuels obstacles à franchir.

La superbe scénographie (ci-dessous) présentée dans la petite bibliothèque du centre administratif de Všenory, un village situé près de Prague, pourrait donner de l’inspiration aux autres villes “tsvetaeviennes”. C’est une réussite remarquable, son auteure âgée de 92 ans, est une passionnée et bénévole comme Florent Delporte.

Un bel exemple qui , pourquoi pas, pourrait-être suivi par l’agglomération de Grand Paris Seine Ouest. En tous cas, ce qui est certain c’est que la mise en valeur de l’oeuvre de Marina Tsvetaeva se poursuivra à Vanves et au-delà.

 

Scénographie du Centre Marina Tsvetaeva à Prague

Les prochains évènements de l’association

A vos agendas

22-23 novembre 2019 : Bâtons de parole – Festival de poésie,  Malakoff (92)

14 décembre 2019 : soirée Marina Marina Tsvetaeva au Club des Poètes, Paris

 

*  Quelques manifestations récentes de l’association :

Soirée musicale et poétique à Vanves pour l’anniversaire de la naissance de Marina Tsvetaeva, avec la poétesse Greta Tchesnovitskaya et le chanteur et compositeur Marek Mogilewicz, 8 octobre 2019

Soirée poétique et musicale à Bruxelles autour de Marina Tsvetaeva avec la poétesse Galina Balebanova, 1er octobre 2019

Les journées du patrimoine à la Maison Tsvetaeva de Vanves avec des visites en russe et en français, 21 et 22 septembre 2019

Annonce (billets sur Facebook) de la pièce de thèâtre Les Lunes, d’après Marina Tsvetaeva – par la Compagnie du Ness, jouée à Issy-les-Moulineaux, 16-18 septembre 2019

 

** Audience des plateformes (réseaux/médias) sociales en octobre 2018 selon Statista, cité par le Blog du Modérateur

En France

1. YouTube : 45,1 millions de visites uniques par mois, et 16,1 millions par jour
2. Facebook : 44,9 millions de visites uniques par mois, et 25,9 millions par jour
3. Instagram : 25 millions de visites uniques par mois, et 7,3 millions par jour
4. Twitter : 15,7 millions de visites uniques par mois, et 3,5 millions par jour
5. Snapchat : 15,2 millions de visites uniques par mois et 8,2 millions par jour
6. Pinterest : 12,4 millions de visites uniques par mois, et 1,7 million par jour

Dans le monde

2. Youtube : 1,9 milliard d’utilisateurs actifs par mois.
6. Instagram : 1 milliard d’utilisateurs actifs par mois.
11. Twitter :  335 millions d’utilisateurs actifs par mois.
16. Snapchat : 291 millions d’utilisateurs actifs par mois.
18. Pinterest : 250 millions d’utilisateurs actifs par mois.

 

NB: Photos et vidéos : mosaïque de photos à la une : © Boris Goussel; captures d’écran d’images publiées sur des sites Internet (dont la page du groupe Facebook de l’association, avec l’aimable autorisation de Florent Delporte); vidéos diffiusées sur Youtube et photos en licence Creative Commons (CC -BY-SA)

 

En savoir plus

 

Groupe Facebook Marina Tsvetaeva – Étoiles averses

Biographie de Marina Tsvetaeva sur Wikipedia

Documentaire ” Elégie de Paris : Marina Tsvetaeva” de Aleksandra Svinina et de l’École internationale de création audiovisuelle et de réalisation (EICAR-Paris) pour cette version française

Publications – podcasts de France Culture sur Marina Tsvetaeva

La biographie de Marina Tsvetaeva par Henri Troyat

 

Remerciements

Merci à Florent Delporte pour les informations qu’il m’a apportées pour cet article. 

 

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L’amitié européenne se cultive à Issy-les-Moulineaux

L’amitié européenne se cultive à Issy-les-Moulineaux

L’amitié européenne se cultive par la pratique plutôt qu’elle ne se déclame. Le week end du 18 au 20 octobre dernier a été l’occasion de le montrer à Issy-les-Moulineaux.

En effet, cette ville des Hauts-de-Seine, a célébré l’Europe et ses liens amicaux avec deux de ses villes jumelles : Weiden in der Oberpfalz (Allemagne) et Macerata (Italie). Retour sur l’évènement et la communication éditoriale.

Place du marché de Weiden in der Oberpfalz
Place du sferisterio de Macerata

L’esprit européen

Les jumelages rapprochent les peuples européens par des projets communs en développant des échanges culturels et pédagogiques. L’idée européenne est ainsi fortifiée. Le même esprit amical et coopératif est au coeur des relations avec les villes jumelles d’autres continents.

Du 17 au 19 octobre 2019, Issy-les-Moulineaux a ainsi accueilli les délégations officielles de Weiden et Macerata pour trois jours d’échanges, de découvertes et de partages interculturels. C’était aussi une belle occassion de mettre en valeur notre patrimoine.

De nombreux jeunes étaient présents car les trois villes soeurs les encouragent à participer activement à ces relations internationales amicales.

La Ville d’Issy-les-Moulineaux  a d’ailleurs rappelé l’importance de son jumelage avec Weiden et Macerata, dans un article du 1er octobre 2019 sur son site web.  Pendant ce week end deux des activités culturelles étaient proposées au public. Je trouve qu’il est très important d’élargir ainsi les événements des jumelages pour qu’il ne restent pas limités aus seuls scolaires, sportifs, officiels et organisateurs. C’est du moins l’impression que me donnent souvent les jumelages.

Un rallye convivial

J’ai participé au rallye du samedi. La matinée de jeu et le repas ont été des moments agréables de partage entre Européens. J’ai apprécié l’accueil chaleureux des organisateurs et l’ambiance conviviale. Merci au Comité de Jumelages et des Relations Internationales d’Issy les Moulineaux.

Issy-les-Moulineaux a fêté l'Europe avec ses villes jumelles de Weiden et de Macerata du 18 au 20 octobre 2019

Des suggestions pour la communication

Ma réflexion sur la communication éditoriale du week end est donc basée sur mon expérience partielle des activités offertes et aussi de l’organisation de cet événement qui, je pense, est une belle réussite.

J’ai aimé les annonces invitant à participer aux deux événements ouverts au public : le rallye et la soirée musicale. Elles ont été publiées sur plusieurs supports média.

Le rallye

Sur le compte Twitter de la Ville d’Issy @Issylesmoul avec le hashtage #QueFaireAIssy, dans un tweet du 18 octobre

Sur Facebook, agenda de la page du Comité de Jumelages

Sur l’agenda du site web de la municipalité

Dans cette dernière annonce il est précisé que l’événement est “organisé dans le cadre d’un week-end européen bénéficant d’une subvention de la Commission Européenne au titre du programme “Europe pour les Citoyens”.

Il serait bien de présenter ce programme dans ses grandes lignes comme le fait l’ARRICOD sur son site :

Le jeu s’est conclu par une réception avec l’ensemble des participants. A cette occasion, les représentants des villes jumelles ont souligné l’importance des liens amicaux et de la coopération entre elles. La prestation des interprètes a été remarquable. L’utilisation de langues étrangères permet de s’ouvrir aux cultures du monde. Ce week end européen a été l’occasion de le mettre en pratique.

Le buffet qui s’en est suivi a été un autre moment de partage. J’ai apprécié de dialoguer à nouveau avec les membres de mon équipe comme cela avait été le cas lors du rallye. Dans un mélange de langues latines et d’anglais pour ma part.

Les délégations de Weide et de Macerata ont offert aux convives de goûter à leurs spécialités. La ville italienne a eu la bonne idée de mettre sa brochure touristique sur les tables.  Je ne me souviens pas d’avoir vu ce type de document présentant Issy et Weiden. Une brochure commune sur le jumelage entre les trois villes sœurs aurait été bienvenue.

La soirée musicale

Elle a été annoncée de la même façon mais il manquait des précisions

J’aurais aimé voir le programme détaillé du concert. Plus tard j’ai découvert que la Ville de Macerata a présenté un groupe folklorique régional Li Pistacoppi.

Si j’avais été plus curieux je me serais informé auprès des organisateurs d’autant plus que j’aime particulièrement les musiques et danses traditionnelles. Mais comme j’ai eu un bon contact avec des membres du groupe Li Pistacoppi et que je m’intéresse au patrimoine, cela me donne l’idée d’un prochain article pour mon blog Ligeris Media.

Les autres activités

Je suppose que les autres activités étaient réservées au membres des délégations du jumelage :

  • la visite de sites touristiques parisiens (vendredi)
  • la visite de la maison de Jean Monnet (samedi)

Mais je n’ai pas compris cette partie du programme du week-end. Je n’ai pas trouvé d’info assez précise sur cela dans les annonces de l’évènement.

 Le contenu web sur le jumelage

Les sites web des trois villes parlent bien sûr de leurs jumelages internationaux.

Issy et Macerata y présentent leurs liens avec les villes jumelles. Mais Weiden ne fait qu’en donner la liste avec le lien vers les sites concernés.

Les sites web de Weiden et d’Issy sont adaptés aux écrans des tablettes et des smartphones mais celui de Macerata ne l’est pas.

Weiden

L’absence de contenu éditorial sur le jumelage est bien dommage. Du moins, je n’en ai pas trouvé sur le site web de la ville, mis à part la liste des villes jumelles.

Macerata

Le contenu donné par Macerata apporte les infos essentielles mais il est présenté d’un façon très classique et peu attractive à mon sens. Cependant, le retour en photos sur des évènements du jumelage est une bonne idée : on y trouve de nombreuses photos.  Je suppose que le week end européen à Issy y figurera bientôt car pour le moment il n’y a rien sur l’année 2019

Ce qui pourrait être amélioré : aggrandir la taille des textes, offrir plus d’images sur la première page présentant les villes jumelles (il n’y a que quelques photos anciennes). D’autre part, certains liens vers des documents externes devraient être revus. Par exemple : le retour en diaporama sur la corrida 2018 à Issy n’est visible qu’en français, la carte des lieux touristiques de Weiden est trop peu lisible (faible définition de l’image, taille trop petite) et incomplète (il manque les légendes). Le lien vers la page du site web d’Issy concernant les jumelages devrait être ajoutée.

Issy

Le contenu proposé par Issy est à mon avis le plus réussi : j’apprécie son aspect plus visuel et aéré. Il a un texte synthétique par rubriques avec un menu déroulant et des photos montrant Weiden et Macerata dès la première page. Le plus : la lecture audio pour les personnes mal-voyantes. Cependant, l’introduction sur Macerata pourrait donner plus d’infos (cf. celui sur Weiden). Il n’y a pas assez de liens externes depuis les textes sur Macerata et Weiden. Un retour sur les événements passés, comme l’a fait Macerata enrichirait le contenu.

 

Voilà, en partie, ce que m’inspire la communication éditoriale du week end européen des villes jumelées d’Issy, de Macerata et de Weiden. Pour conclure, c’est un événement que j’ai bien apprécié et j’espère pouvoir participer au prochain. Et puis, je compte bien retourner au Café polyglotte organisé chaque mois par le Comité de jumelages et des relations internationales de la Ville d’Issy-les-Moulineaux. 

Photos :  Wikipedia (photo de la place du marché de Weiden (  ) et photo du sferisterio de Macerata (  )  / Captures d’écrans des supports média des villes d’Issy, de Macerata et de Weiden / Capture d’écran de la page Facebook du groupe folklorique Li Pistacoppi.

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L’origine de Malakoff et sa tour

L’origine de Malakoff et sa tour

A l’origine de Malakoff il y avait sa tour. Mais où sont les traces de ce patrimoine local ?

 

La tour de Malakoff a été l’élément constitutif de l’identité de la ville. Mais son histoire n’est pas valorisée dans la rue. En effet, Il n’existe pas de bonne signalétique, à défaut d’une scénographie, pour palier à la lointaine disparition de l’édifice.

Pourtant, sans sa tour et le coup “marketing” génial de son créateur, Malakoff n’aurait pas eu ce nom. C’est lors d’une recherche sur l’histoire locale et d’une promenade dans la ville que je m’en suis rendu compte.

Certes, la tour n’a existé que quatorze années à la fin du siècle dernier. Mais cette histoire originale pourrait intéresser les visiteurs de la ville et ses nouveaux habitants.

La tour a été créée avec un parc d’attraction par le promoteur immobilier Alexandre Chauvelot en 1856 dans la résidence La Nouvelle Californie du quartier Le Petit Vanves. Cet entrepreneur avait su profiter de l’engouement public pour une victoire militaire franco-britannique retentissante contre la Russie.

En effet, les troupes alliées s’étaient emparées en 1855 de la forteressse de Malakoff à Sébastopol pendant la guerre de Crimée.

L’origine de Malakoff se cache derrière ce poteau

Ancien emplacement de la tour de Malakoff dans les Hauts-de-Seine, en France

C’est pourquoi l’année suivante Alexandre Chauvelot fait construire une tour commémorative dans ce qui était alors une partie du territoire de Vanves. Mais elle ne reste que peu de temps debout car elle est malheureusement détruite en 1870 par les Prussiens lors du siège de Paris.

Le parc d’attraction est ensuite détruit mais le quartier se développe après la paix et se détache de Vanves en devenant la commune de Malakoff, de plein droit, en 1883.

Il est vrai que la naissance de Malakoff est bien expliquée dans les publications de la commune alto-sequanaise. C’est le cas sur son site web et certainement dans ses écoles. Mais pas rue de la Tour, à l’emplacement de l’édifice disparu en 1870.

En effet, il est bien dommage que la modeste pancarte patrimoniale soit cachée par un poteau.  Un panneau présentant l’histoire de la tour et l’origine du nom de la ville serait le bienvenu. Avec des illustrations cela serait encore plus instructif et attractif.

La municipalité pourrait s’inspirer de la belle peinture de la Résidence de la Tour, un hôtel se trouvant au début de la rue du même nom.

Fresque de la Tour de Malakoff sur la façade de la résidence La Tour à Malakoff dans les Hauts de Seine

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Article A l’origine de Malakoff sur le site web de la ville

Biographie d’Alexandre Chauvelot sur Wikipedia

La Bataille de Malakoff, article de Wikipedia

PS: L’illustration en en-tête de l’article est une lithographie de Levi.  Source : capture d’écran sur le site web de la Ville de Malakoff

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